Contre le Covid, l’aération est notre amie !

Sous la tyrannie du Cardinal Covidieu, Distanços (la distanciation sociale), Portos (le port du masque) et Hydroalcoolis (le lavage de mains) sont les Trois Mousquetaires des gestes barrières (Tous pour un !). Mais un nouveau venu dans le débat vient s’ajouter à notre arsenal de bon réflexes : D’Aèrtagnan, soit l’aération systématique des espaces clos. Ainsi, il faut « aérer régulièrement (…), dix minutes trois fois par jour » recommandait Emmanuel Macron dans son allocution du 14 octobre. Si le courant comme technique d’assainissement de l’air que nous respirons est vieux comme les fenêtres, le conseil scientifique n’avait mentionné ce geste barrière que très rarement dans ses avis. Alors même que le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) et des médecins le prônent depuis belle lurette, comme le rappelle cet article du Monde. Moins frileux ou plus au fait, les Allemands insistent là-dessus depuis des mois et Angela Merkel a déjà promis 500 millions d’euros pour rénover les systèmes de ventilation des bâtiments publics. Frische Luft (allez voir sur Google Trad si vous avez fait espagnol LV2) !

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La logique de ce geste ? Elémentaire, mon cher Dyson : l’air est le vecteur du virus qui se transmet par aérosols, alors réduire sa concentration en le diluant par un air renouvelé diminue considérablement les risques d’infection. Il y a encore débat sur la question car l’Organisation mondiale de la santé (OMS) maintient que « la transmission du SARS-CoV-2 par les aérosols n’a pas été démontrée », mais plusieurs indices et des études, notamment celle menée par des Hollandais sur des furets (kamoulox), tendent à démontrer l’importance des microgouttelettes dans l’expansion de la pandémie. Mais comment bien aérer une pièce ? Quelques conseils ici…

Qualité de l’air

En lisant le premier graphique ci-dessous, produit par un Covid Watcher sur Twitter rompu à la question des postillons, on ne respire pas tranquille : dans une salle de 26 personnes non-aérée pendant 1h30, l’air est vicié très rapidement… C’est-à-dire chargé de hautes concentrations en CO2, calculées en ppm (part par million). Dans le cas mentionné, on atteint 2854 ppm, soit un taux très élevé selon la nomenclature de l’OMS en la matière (second graphique) : on navigue entre « le symptôme sévère » et les « vertiges et nausées » si l’exposition est trop longue… Et qui dit CO2 dit aussi forte charge potentielle de Covid. Je sais ce que vous vous dites : le satané courant d’air qui nous glace l’échine reprend du galon dans notre estime.

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Bien aérer

Cette vidéo très poussée sur la bonne ventilation d’une pièce montre que la vilaine fumée verte, qui figure le mauvais air, met un temps très variable à se disperser :  

  • 7 minutes avec deux points de ventilation opposés (fenêtre, porte). C’est la panacée de la ventilation.
  • Contre 45 minutes avec un seul point de ventilation… On étouffe ici.
  • Mais pas de panique : si vous ne disposez que d’une ouverture au bureau ou chez vous, l’utilisation d’un ventilateur est très utile (21 minutes pour aérer complètement la pièce avec 1 ventilo, 12 minutes avec 2 ventilos).

Capteurs de CO2 et purificateurs d’air

Pour ceux que l’aération au doigt mouillé ne satisfait pas, il y a toujours moyen d’installer des capteurs de CO2 (environ 100€ dans le commerce), qui indiquent précisément les concentrations de dioxyde de carbone dans une salle. Grâce à ces petits boîtiers, on sait qu’en moyenne, il faut 30 minutes environ pour qu’une personne seule fasse tripler la concentration en CO2 dans une pièce de 10 m3… En plus d’être une jauge efficace du besoin de ventilation, la simple présence de ces capteurs dans une salle crée des réflexes d’aération salutaires chez ses occupants.

Autre aide technologique pour les endroits difficiles à aérer : les purificateurs d’air, comme celui-ci, déjà en phase d’installation dans les cantines scolaires par exemple… 

Mets ta polaire

Alors oui, au bureau ça implique de manger son sandwich la fenêtre ouverte quelques minutes le temps de renouveler l’air, alors que l’hiver arrive. Mais quand on sait qu’en 2019, une équipe taïwanaise a affirmé avoir réussi à supprimer la tuberculose dans des salles de classe correctement ventilées, on se dit que le jeu en vaut la chandelle. On est encore dans le flou concernant le seuil de contagion du Covid, mais l’aération régulière combinée à la veste en polaire (voire la doudoune sans manches, effroi) sont vraiment nos amies ! 

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